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Dastum Kreiz Breizh a édité en 1999, un CD en hommage à Jean Coatéval à partir d'enregistrements effectués entre 1969 et 1995. Un grand merci à Yann-Fañch Perroches. |
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Déroulement de type contemporain d'une suite de gavottes chantée ou sonnéeLa suite se divise en trois parties : "airs simples", "bal" et "airs doubles" La danse qui accompagne reste la même pour la 1ère et la 3ème partie.
Les chanteurs signalent la fin des ton-simpl ou doubl par des onomatopées (la lala lale no), alors que chez les sonneurs la bombarde joue la répétition de la dernière phrase au lieu de laisser le biniou la faire seul. |
Structure d'un ton-simple : Airs atypiques : On les retrouve particulièrement chez les accordéonistes. Occasionnellement, les Chanteurs ou Sonneurs peuvent redoubler la 1ère phrase (surtout pour les ton-simpl). |
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Jean CoatévalJean Coatéval est né en 1925 à Huelgoat. |
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Origine du répertoireJean Coatéval, comme beaucoup de musiciens traditionnels, puisait ses airs à diverses sources.
Structure des airsL'opposition " ton-simpl " / " ton-doubl " n'est plus valable. - Rappelons qu'un " ton-simpl ", qui débute normalement la suite gavotte, est constitué de 2 phrases de 8 temps, Certes on retrouve des " ton-doubl " (airs n° 2, 5, 8, 11, 12, 15, 19a, 28a, ...) ou des "ton-tripl" (airs n° 9, 22) - pas d'exemple de "ton-simpl" dans ce disque - mais ils sont joués indifféremment en première ou dernière partie de la suite gavotte; d'autre part de très nombreux airs ne respectent pas la structure " ton-simpl " ou " ton-doubl ": airs en 2, 3 parties voire plus, chaque partie se composant la plupart du temps de 2 phrases de 8 temps dont seule la fin change (Al, A2) |
Voici les structures les plus fréquentes ....... .(chaque phrase Al, B2 etc. faisant 8 temps) : | |
- à deux parties : - à trois parties : Chaque partie est, à l'instar du couple biniou-bombarde ou kan-ha-diskan, jouée deux fois. Enfin, " l'appel à la danse ", caractéristique des sonneurs et chanteurs, où le thème est exposé au ralenti, sans rythme ni mélodie bien définis, est ignoré de Jean Coatéval (et de nombreux d'accordéonistes) : le musicien attaque directement dans le bon tempo.
TernaireJean Coatéval joue la gavotte systématiquement ternaire, contrairement aux sonneurs ou chanteurs qui sont tantôt binaires, tantôt ternaires et souvent oscillent plus ou moins entre les deux. C'est une caractéristique essentielle du style "gavotte accordéon montagne", même si certains accordéonistes jouent parfois binaire ou binaire-ternaire en alternance.
ChromatismesPeu utilisés par Jean Coatéval (air n° 26), ils sont présents soit dans la mélodie elle-même (airs n° 14, air n° 27, célèbre composition d'Yves Menez), soit sous forme d'ornementations (mordant au demi-ton inférieur) (airs n° 4b, 6, 14, 21 (avant dernier air), 30...)
Jeu à l'octaveEst-ce pour rappeler le biniou ? Sans doute pas, car l'utilisation du jeu à l'octave n'est pas systématique et ne correspond pas à un système question-réponse (airs n° 4 a, 7, 11, 31 a)
Jeu en doubles notesJeu à la tierce, souvent utilisé (airs n° 3, 4b, 6, 10, 16, 26, 28b, ...)
VariantesLe remplacement sur un temps d'une note (noire pointée) ou de deux notes (noire + croche) par 3 croches est très répandu chez Jean Coatéval (et de nombreux autres accordéonistes). | |
Voici un exemple de phrase « épurée » et dessous "remplie de croches". En pratique le musicien joue des versions intermédiaires et évolutives. (air n°9 - tonalité d'origine fa# majeur) | ![]() |
La main gaucheLe jeu de main gauche est avant tout rythmique, la caractéristique première des accordéonistes traditionnels étant d'ignorer ou en tout cas méconnaître l'harmonie ! On pourrait citer en particulier de nombreux exemples d'accords majeurs sur une mélodie mineure (air n°13, ...) Rythmiquement, le jeu des basses est loin d'être unifié et varie beaucoup d'un accordéoniste à l'autre. | |
La formule rythmique de base de Jean Coatéval est | ||||||||
A | A | A | B | A | A | A | B | |
1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | (airs n° 1a, 11...) |
Mais elle évolue parfois : occasionnellement la dernière basse se déplace sur le premier temps suivant | ||||||||||||||||
A | A | A | B | A | A | A | A | B | A | A | B | A | A | A | B | |
1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | (air n°15...) |
Plus rarement la basse est tenue deux temps (8ème temps et 1er temps suivant : air n° 12). Enfin, très fréquentes et caractéristiques de Jean Coatéval (et d'autres accordéonistes), des montées de basses, de la dominante à la tonique (sol, la si do) sur 4 temps : du 1er au 4ème temps, (airs n° 7, 27...)
Ritournelle de finPas nécessairement caractéristique des accordéonistes puisque également utilisée par de nombreux sonneurs, la ritournelle de fin constitue en quelque sorte la signature du musicien.
Accentuation et phraséTous les temps semblent à peu près également accentués chez Jean Coatéval, en particulier le 8éme, qui est souvent ponctué d'un accord (air n° 11, 19, 22, 29...) Autres caractéristiques du jeu d'accordéon . non retrouvées chez Jean Coatéval : J'ai mentionné plus haut les alternances binaire-ternaire. On peut aussi mentionner les syncopes (note jouée en avance ou en retard sur le temps, surtout le premier) (Yves Gac). |
Mais surtout n'oublions pas ce qui n'est pas analysable en termes musicologiques et qui faisait pourtant toute la force et le jeu de Jean Coatéval et les danseurs ne s'y trompaient point ! Cadence, énergie et cet intime mélange de souplesse, "d'élasticité" et de "pêche" qui fait toute la subtilité et la difficulté de la "gavotte montagne" pour qui n'a pas "grandi avec". Yann Kaoteval, war-bouez ar soner "mojennel" ma oa Yv Menez ne anavezer enrolladur ebed dioutañ koulz lavared, a zo, heb mar ebed, ar soner akordeoñs brudetañ hag anavezetañ e Menez Arre hag en tu-hont. E zoare da c'hoari a zo unan euz ar skwerioù brawañ euz an heni a anwan "gavotenn ar Menez akordeoñs". Gand e vantadur, e nerzh, ha dreist-holl e "swing" heb e bar, e laka ar sonerezh-se an danserien da virvilhan, ha gwazh a se ma'z eo argarzhed gand glanourien 'zo ! Unan euz ar vuzikaned hengounel-se a ra ma 'z eo lesanw an akordeoñs , "boest an diaoul", meuleudi braw evitañ, eoYann Koateval a-benn ar fin ! |
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